Débat: Faut-il que les programmes scolaires soit préparés d’une manière décentralisée au niveau des région ou centralisée au niveau du Ministère?

Débat: Faut-il que les programmes scolaires soit préparés d’une manière décentralisée au niveau des région ou centralisée au niveau du Ministère?

Au cours du deuxième jour du quatrième camp, les participants ont dû débattre autour de 3 motions. Un des sujets qui a le plus fait effet était « Faut-il que les programmes scolaires soit préparés d’une manière décentralisée au niveau des région ou centralisée au niveau du Ministère? ». En effet, impossible de départager les équipes.

L’équipe 4, composée de Daly Montassar, Hajbi Hassen, Zaafouri Rihab, Hafnaoui Wahib, a commencé son argumentation en citant l’exemple de l’Allemagne, la Chine, Les Etats-Unis et la Malaisie, ces grandes puissances mondiales utilisent un système éducatif décentralisé. En 2013, l’Egypte s’est aussi essayé à ce modèle en Alexandrie dans près de 400 écoles avec des résultats exclusivement positifs et un développement économique plus que satisfaisant.

La Tunisie a tenté l’expérience en imposant la décentralisation dans les formations professionnelles. Chaque centre de formation proposait un apprentissage dans le domaine pour lequel sa ville était le plus connue. Par exemple, à Sidi Bouzid et au Kef, c’est les formations en agriculture qui prônent et au Sahel, le textile étant une industrie importante, les formations dans ce domaine prennent les devants.
De plus, les universités tunisiennes ont aussi suivi ce modèle. L’institut supérieur des études technologiques de Gafsa, connue pour sa compagnie de phosphate, se spécialise dans les mines alors que celle de Gabes s’oriente vers la chimie, vu que la ville abrite plusieurs usines de chimie.

L’équipe 8, composée de Trabelsi Fadoi, Chabchoub Emna, Rannen Ashref et Rekik Mohamed, a contre-attaqué en argumentant qu’il fallait prendre en considération les étudiants qui changeaient de villes durant leurs cursus et qu’il fallait donner des chances égales d’apprentissage à tous car ce modèle limiterait certains. Par exemple, un enfant vivant dans un endroit reconnu pour l’agriculture serait cantonné à une carrière d’arboriculteur alors que ce même enfant pourrait avoir de très grandes capacités dans d’autres disciplines.

En outre, il faudrait prendre en considération les concours nationaux tels que le baccalauréat et le concours de la neuvième année. Avoir des programmes différents pour un même concours peut fausser les résultats et créer une injustice au niveau national.

Les deux équipes ont donné des arguments plus que solides et le débat s’est clos sur un ex aequo.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn